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Développement IA 24 juin 2026

Adoption de l'IA au Canada : un écart de production à régler

19,2 % des entreprises canadiennes utilisent l'IA en production. Ottawa vise 60 % d'ici 2034. Le défi, c'est l'exécution : voici comment choisir un 1er flux.

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Chrono Innovation

AI Development Team

Point clé

Le problème du Canada en IA n'est pas la sensibilisation, c'est la production : 19,2 % des entreprises utilisent l'IA pour livrer leurs biens ou services, contre une cible de 60 % en 2034. Les PME comblent cet écart en choisissant un flux interne et mesurable et en le mettant en production avec une personne qui approuve les résultats, pas en rédigeant une stratégie IA plus épaisse.

L’écart d’adoption de l’IA au Canada est un écart de production. Cet article s’adresse aux propriétaires et dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) qui savent que l’IA compte, mais qui ne l’ont pas encore mise au travail dans leurs opérations. On y voit ce que disent les données de 2026, où les PME bloquent, et un canevas d’une page pour choisir le premier flux de travail à livrer.

En juin 2026, deux événements sont survenus à une semaine d’intervalle. Ottawa a lancé L’IA pour tous, la Stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle, avec l’objectif de faire passer l’adoption de l’IA par les entreprises d’environ 12 % à 60 % d’ici 2034. Et Statistique Canada a publié sa plus récente lecture trimestrielle : 19,2 % des entreprises canadiennes avaient utilisé l’IA pour produire des biens ou offrir des services au cours des 12 mois précédents.

Ce deuxième chiffre est une bonne nouvelle. Il était de 12,2 % un an plus tôt et de 6,1 % en 2024 : l’adoption a donc à peu près triplé en deux ans. Ça veut aussi dire que quatre entreprises sur cinq n’utilisent toujours pas l’IA dans leurs opérations réelles, et que la cible nationale représente trois fois le niveau actuel.

La plupart des dirigeants au Canada ont beaucoup entendu parler d’IA. En publiant sa propre étude 2026, la BDC (Banque de développement du Canada) l’a dit clairement : le défi n’est plus la sensibilisation, c’est l’exécution. On irait plus loin. Pour une PME, la partie difficile, c’est d’arriver à bâtir un flux utile, à lui faire confiance et à le faire rouler.

Combien d’entreprises canadiennes utilisent vraiment l’IA en 2026?

Entre 19 % et 30 %, selon ce qu’on compte. Statistique Canada chiffre l’utilisation en production à 19,2 %. La BDC chiffre l’utilisation de l’IA générative dans les PME à 30 %. La cible fédérale est de 60 % d’ici 2034.

Source Ce qui est mesuré Dernier chiffre Notes
Statistique Canada, Enquête canadienne sur la situation des entreprises (T2 2026) Entreprises ayant utilisé l’IA pour produire des biens ou offrir des services au cours des 12 mois précédents 19,2 % (contre 12,2 % au T2 2025 et 6,1 % au T2 2024) Enquête probabiliste; définition étroite axée sur l’utilisation en production
BDC, Étude sur la transformation numérique et l’IA (PME) 2026 PME qui utilisent actuellement l’IA générative 30 % Sondage en ligne auprès de 1 500 propriétaires et décideurs; échantillon non probabiliste, non projetable statistiquement
L’IA pour tous (stratégie fédérale, juin 2026) Cible nationale 60 % d’ici 2034, à partir d’une base d’environ 12 % La base reprend la lecture 2025 de Statistique Canada

Diagramme montrant l’adoption de l’IA par les entreprises canadiennes : 6,1 % en 2024, 12,2 % en 2025, 19,2 % en 2026, face à une cible nationale de 60 % en 2034

Les deux chiffres ne se contredisent pas. Quelqu’un qui utilise ChatGPT pour rédiger des courriels compte comme utilisateur d’IA générative dans l’étude de la BDC. Statistique Canada demande si l’IA a servi à produire les biens ou services de l’entreprise, ce qui place la barre plus haut. C’est cette définition qui compte ici : une IA qui change la façon dont l’entreprise fonctionne.

La BDC ajoute une donnée utile sur la valeur. Les PME qui utilisent l’IA générative se disent 24 % plus productives que les autres. C’est autodéclaré et non projetable, alors prenez-le comme une tendance. Ça reste un bon indice que les entreprises qui passent le cap du premier projet en tirent un rendement.

La taille de l’entreprise change-t-elle l’adoption de l’IA?

Oui, et pas seulement de la façon attendue. Les grandes entreprises utilisent plus l’IA, mais la vraie différence, c’est que les petites l’écartent plus souvent et vont beaucoup moins chercher d’aide externe quand elles l’essaient. La ventilation de Statistique Canada pour le T2 2026 le montre :

  • 27,8 % des entreprises de 100 employés ou plus ont utilisé l’IA, le taux le plus élevé de toutes les tailles.
  • 41,4 % des entreprises de 1 à 4 employés, et 41,0 % de celles de 5 à 19, ont dit que l’IA n’était pas pertinente pour elles. Chez les entreprises de 100 employés et plus, seulement 21,3 % ont dit la même chose.
  • Parmi les entreprises qui ont utilisé l’IA, 30,2 % des grandes ont fait appel à des consultants ou fournisseurs externes. Chez les plus petites, c’était 10,7 %.
  • 21,0 % des entreprises urbaines ont utilisé l’IA, contre 9,9 % des entreprises rurales.

Les grandes entreprises jugent l’IA pertinente et achètent de l’aide pour la mettre en place. Les petites l’écartent plus souvent et, quand elles essaient, elles le font surtout seules.

Quels obstacles les entreprises canadiennes rapportent-elles?

Les préoccupations de cybersécurité ou de confidentialité arrivent en tête à 13,4 %, suivies du coût à 10,6 %. Statistique Canada a ajouté ces questions en 2026. Les chiffres semblent petits parce qu’ils portent sur l’ensemble des entreprises, y compris les nombreuses qui ne prévoient pas utiliser l’IA.

Ce que l’enquête ne capte pas, c’est la raison la plus courante pour laquelle un projet ne démarre jamais. Personne ne sait quel flux choisir, et personne n’a le temps de le bâtir.

Où les PME canadiennes bloquent-elles avec l’IA?

Trois obstacles reviennent bien plus souvent que les autres dans nos conversations avec des dirigeants de PME : choisir le cas d’usage, trouver la capacité pour le bâtir et lui faire assez confiance pour le faire rouler. Ils concordent avec les données, et ils s’additionnent.

Diagramme montrant trois obstacles qui s’additionnent pour l’adoption de l’IA en PME : choix du cas d’usage, capacité et confiance

Pourquoi est-ce si difficile de choisir un cas d’usage IA?

Parce que « utiliser l’IA » n’est pas un projet, et que les candidats évidents sont souvent mauvais. Une direction qui s’entend sur l’importance de l’IA doit quand même choisir quelque chose de précis. L’idée spectaculaire, un robot conversationnel pour les clients ou un produit généré par l’IA, est rarement le meilleur premier projet. Le meilleur est généralement interne, répétitif et mesurable : soumissions, révision de documents, planification, rapprochement, tri des demandes entrantes.

Sans moyen de comparer les options, les PME choisissent quelque chose de trop ambitieux et calent, ou ne choisissent rien et attendent.

Une PME a-t-elle besoin d’un ingénieur en IA à l’interne?

Pas pour un premier projet, et la plupart ne devraient pas en embaucher un pour ça. Un fabricant ou un distributeur de 40 personnes n’a pas d’ingénieur en IA. Le généraliste en TI est occupé à garder les systèmes en marche. Les outils d’IA prêts à l’emploi font bien les tâches génériques, mais ils ne se branchent pas à votre ERP, à vos documents ou à vos dossiers clients sans un vrai travail d’intégration.

Les chiffres de Statistique Canada sur l’aide externe en disent long. Les plus petites entreprises qui utilisent l’IA le font surtout seules. Ça passe pour un robot conversationnel générique. Ça ne marche pas pour un flux en production qui touche de vrais systèmes et de vraies données clients.

Comment bâtir la confiance envers un système d’IA?

Par la construction elle-même. C’est là que les inquiétudes de cybersécurité et de confidentialité refont surface. Un propriétaire qui ne sait pas où vont les données, ce que le modèle pourrait dire à un client ou comment savoir si ça marche va raisonnablement se retenir. Une gestion claire des données, une personne qui approuve les résultats au début, de la journalisation et un indicateur qui montre si ça aide : c’est ce qui gagne la confiance.

Comment une PME devrait-elle choisir son premier flux IA?

Mettez deux ou trois flux candidats sur une page, comparez-les, et choisissez celui qui obtient un bon score en valeur et en faisabilité, avec un risque gérable. C’est le canevas qu’on utilise lors d’une première séance de travail. Remplissez-le avant de dépenser quoi que ce soit, et le bon premier projet saute généralement aux yeux.

Champ Question À quoi ressemble une bonne réponse
Flux de travail Quel processus, précisément? « Préparer les soumissions pour les commandes sur mesure », pas « les ventes »
Responsable Qui est responsable de ce flux aujourd’hui? Une personne nommée qui consacrera une heure par semaine au projet
Volume et coût À quelle fréquence, et combien de temps ou d’argent ça coûte? Chaque semaine ou chaque jour; des heures par occurrence qu’on peut estimer
Intrants De quelle information dépend-il, et où se trouve-t-elle? Des documents, chiffriers ou systèmes qu’on peut exporter ou brancher
Risque Qu’arrive-t-il si l’IA se trompe? Une personne révise avant que quoi que ce soit n’atteigne un client, au moins au début
Sensibilité des données Y a-t-il des données personnelles, financières ou réglementées? Connues, documentées et traitées selon vos obligations actuelles
Indicateur Comment saurez-vous que ça a marché? Temps par occurrence, taux d’erreur, délai ou revenus touchés, avec une base de référence
Premier jalon Quelle est la plus petite version utile? Une équipe, un type de document, une gamme de produits

Notez chaque candidat sur trois éléments. La valeur, c’est le volume multiplié par le coût. La faisabilité, c’est savoir si les intrants sont accessibles. Le risque, c’est savoir si une personne peut réviser les résultats. Le meilleur premier flux est fort sur les deux premiers et gérable sur le troisième.

Diagramme montrant la notation du canevas de préparation à l’IA : valeur, faisabilité et risque, le meilleur premier flux étant fort en valeur et en faisabilité avec un risque gérable

C’est rarement l’idée la plus stratégique de la salle. Et c’est correct. Le premier projet sert à prouver le modèle et à bâtir la confiance à l’interne. Pour le volet financier, voyez comment bâtir l’analyse de rentabilité d’un investissement en IA.

À quoi ressemble un premier jalon IA en production?

À un système au périmètre serré, qui roule sur du vrai travail en quelques semaines, avec un résultat fixe. Pour la plupart des flux en PME, ça veut dire :

  • Une intégration avec un ou deux systèmes que le flux utilise déjà, pas une nouvelle plateforme
  • Une personne dans la boucle : le système rédige, signale ou recommande, et quelqu’un approuve
  • La journalisation de chaque résultat et décision, pour mesurer la précision et repérer les problèmes
  • Une base de référence mesurée avant le lancement, pour que la comparaison avant-après soit honnête
  • Un déploiement à une équipe ou une gamme de produits avant d’élargir

Ça, c’est un système en production. Petit en portée, mais qui traite du vrai travail avec de vraies données. Une démo sur des données d’exemple prouve beaucoup moins.

Notre guide de stratégie de mise en œuvre de l’IA couvre les mêmes principes pour les entreprises qui ont leur propre équipe d’ingénierie.

À quoi ça ressemble dans une vraie entreprise?

Voici un exemple illustratif. Les chiffres sont des hypothèses choisies pour montrer la méthode.

Un distributeur industriel de 60 personnes dans les Prairies prépare des soumissions sur mesure pour des entrepreneurs. Chacune prend environ 90 minutes à un représentant interne : fouiller les anciennes soumissions, vérifier les prix actuels des fournisseurs, calculer le transport. L’entreprise envoie environ 25 soumissions par semaine.

Son canevas ressemble à ceci :

  • Flux de travail : préparation des soumissions sur mesure
  • Responsable : directeur des ventes
  • Volume et coût : 25 soumissions par semaine à environ 1,5 heure chacune, soit environ 37 heures par semaine
  • Intrants : anciennes soumissions dans l’ERP, listes de prix des fournisseurs (chiffriers), tables de transport
  • Risque : moyen; un mauvais prix coûte de la marge, alors chaque soumission est révisée avant l’envoi
  • Sensibilité des données : prix commerciaux, aucune donnée personnelle
  • Indicateur : temps de préparation par soumission, plus l’écart de marge entre représentants
  • Premier jalon : le système prépare les soumissions pour une catégorie de produits, les représentants révisent et envoient

Si le système réduit la préparation à 30 minutes par soumission, l’équipe récupère environ 25 heures par semaine. Que ça se traduise par des délais plus courts, plus de soumissions ou plus de temps de vente, c’est une décision d’affaires. Prenez-la avant le lancement, pour que l’indicateur la reflète.

Quels programmes aident les PME canadiennes à adopter l’IA?

Deux valent la peine d’être connus. L’IA pour tous comprend un pilier sur l’accélération de l’adoption de l’IA dans l’économie, avec du soutien destiné aux PME. La BDC a lancé LIFT en avril 2026, un programme qui jumelle les propriétaires admissibles à des conseillers en IA et offre du financement pour l’adoption de l’IA. On décortique LIFT et la façon d’y préparer un projet dans BDC LIFT et le financement de l’IA.

Les modalités et l’admissibilité des programmes changent, et elles sont fixées par le gouvernement et la BDC, pas par nous. Vérifiez les détails auprès de la BDC ou de votre agence de développement régional, et demandez à votre comptable ou conseiller financier comment un financement s’inscrit dans votre situation.

Cette section est de l’information générale, pas un conseil financier ou fiscal.

Questions fréquentes

Quel pourcentage des entreprises canadiennes utilise l’IA?

Statistique Canada a rapporté 19,2 % au T2 2026 pour les entreprises qui utilisent l’IA pour produire des biens ou offrir des services, contre 6,1 % en 2024. La mesure plus large de la BDC, l’utilisation de l’IA générative dans les PME, est de 30 %.

Quel est le meilleur premier projet IA pour une petite entreprise?

Généralement un flux interne et répétitif dont le coût est mesurable, comme les soumissions, la révision de documents ou la saisie des commandes. Un robot conversationnel pour les clients est rarement le bon point de départ, parce que le risque est plus élevé et la valeur plus difficile à mesurer.

Combien de temps faut-il pour mettre un premier flux IA en production?

Un premier jalon bien circonscrit, branché à un ou deux systèmes existants avec une personne qui approuve les résultats, se livre généralement en quelques semaines plutôt qu’en quelques mois. L’élargissement à d’autres équipes ou gammes de produits vient après les premiers chiffres.

Par quel flux devriez-vous commencer?

Les chiffres du Canada vont dans la bonne direction, et vite. Les entreprises qui atteindront 60 % en premier n’auront pas la stratégie IA la plus détaillée. Ce seront celles qui ont choisi un flux, l’ont livré, l’ont mesuré, puis ont choisi le suivant.

Quel flux dans votre entreprise aurait dû changer depuis longtemps, mais n’a pas bougé? Apportez-le-nous. Nos ingénieurs seniors, épaulés par des agents IA supervisés, bâtissent des systèmes d’IA en production pour les entreprises qui n’ont pas d’équipe d’ingénierie IA, avec une tarification axée sur les résultats liée à un jalon fixe. On remplit le canevas de préparation avec vous lors d’une séance de travail gratuite, puis on vous envoie un premier jalon proposé avec la portée, l’échéancier et le prix. Réservez une séance de travail.

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